scellant de calfeutrage

Le calfeutrage évolue aussi

Le calfeutrage change, chaque année de nouveaux produits semblent apparaitre dans les rayons de magasins de construction.

Est-ce seulement du marketing ? ou y a-t-il des progrès dans l’évolution technique dans les scellants de calfeutrage et produits d’étanchéité ?

La plupart des gens, professionnels ou non qui ont trouvés la cartouche de scellant qui fonctionne pour eux et qui est régulièrement disponible en magasin s’y tiennent.

Pourtant ces 5 dernières années, les produits n’ont cessé de changer de dénomination, de couleurs ou de caractéristiques. Les marques en promettent toujours plus… alors que bricoleurs/rénovateurs n’ont aucun moyen de comparer les performances de leur calfeutrage sur 5, 10 ou 15 ans ni de vraiment juger des rendements.

Le marketing d’abord ?

Le problème quand on laisse les gens du marketing diriger une entreprise de produits d’étanchéité, c’est

  • qu’ils manient les superlatifs en excès,
  • qu’ils ne nous disent pas ce qu’il y a vraiment dans la cartouche et
  • qu’ils ne parviennent même pas à distinguer clairement un produit de l’autre, même dans leur propre gamme, c’est particulièrement vrai sur l’emballage,

 

Pour réellement creuser l’information (que faire et que ne pas faire avec tel ou tel caulking), il faut généralement aller chercher les informations sur les sites Web des fabricants dont les sites contiennent les fiches techniques complètes.

Le calfeutrer professionnel

Si le professionnel travaille sur un type de projet spécifique, ses choix sont plus faciles parce qu’ils seront guidés par la conformité aux normes. Mais même là, divers produits répondront à une norme tout en présentant des différences substantielles en termes d’application, de prix et de performances.

Leur expérience et leur aptitude à tester la nouveauté feront alors la différence.

 

Hors des promesses du marketing, qu’est-ce qui change vraiment ?

On est en droit de se poser de nombreuses questions :

  • Qu’est-ce que « siliconé » veut dire ?
  • Pourquoi les références au butyle et au polyuréthane disparaissent-elles des emballages ?
  • La mention « latex » en fait-elle un produit plus naturel?

La société TopGun par exemple, spécialisée dans la science du latex se targue de réels progrès technologiques qui permettent à leurs productions d’aller bien au-delà du calfeutrage des fenêtres ou de portes.

En rencontrant les techniciens responsables, nous avons pu en apprendre plus sur l’évolution récente des matériaux de calfeutrage.

 

Les préoccupations écologiques sont à l’origine de l’évolution technique du calfeutrage

Les meilleurs techniciens rappellent que, tout comme dans le secteur de la peinture, les préoccupations écologiques sont à l’origine de l’évolution des scellants de calfeutrage.

À l’instar de l’interdiction de la peinture au plomb qui a jeté les fabricants dans l’obligation de recherche et développement… jusqu’à la mise au point des peintures 100 % acryliques, plusieurs États américains ont déjà interdit le calfeutrage thermique des plastiques en raison des émissions de COV.

De son côté l’Europe a déjà imposé des restrictions sur le polyuréthane fabriqué avec des isocyanates.

 

On en revient donc à mes questions sur l’évolution des formules de calfeutrage.

 

Le bon vieux Butyl

Le calfeutrage au butyle, excellent pour l’adhérence aux joints de béton, a cédé la place aux polyuréthanes, dont les performances sont très similaires à celles du butyle, mais qui récupèrent mieux après le mouvement. On peut donc abandonner le Butyle.

La goutte de silicone

Que signifie le calfeutrage « siliconé » ? Il s’avère qu’il ne s’agit pas seulement d’une tentative de marketing pour faire passer un calfeutrage bon marché pour un calfeutrage au silicone, mais en ajoutant environ 1 % d’organocyline à un calfeutrage au latex, donc en le siliconant, on augmente son coefficient d’adhérence et on ajoute une certaine imperméabilité au calfeutrage latex de base.

L’hybride, l’évolution du polyuréthane

Que signifie ce nouveau terme « hybride » accolé au polyuréthane ? Le procédé et le nom ont été inventés au Japon il y a 30 ans, mais à cause de ses coûts de production, il a été lent à arriver sur le marché.

Cet hybride

  • est aussi résistant que le polyuréthane,
  • durcit aussi vite
  • son élasticité est celle d’un silicone sans isocyanate dans le mélange.

 

Enfin, ce n’est pas un latex, mais il contient très peu de COV.

Au Canada, Mulco offre toujours une gamme complète de plastiques thermos, mais aux États-Unis, elle a progressivement abandonné cette gamme au profit des polyuréthanes, qui cède maintenant la place aux nouvelles formulations hybrides.

Le Canada verra cette gamme bientôt c’est certain.

Calfeutrage et peinture dans « l’élan »

Ces évolutions techniques ont mis à jour un calfeutrage acrylique siliconé modifié (sans solvant) finalement, on peut aujourd’hui calfeutrer et vaporiser de la peinture immédiatement après (pour la peinture au rouleau espacer de 30 minutes.). La peinture et le calfeutrage sécheront ensemble sans craquelure — C’est simple, mais le latex n’a jamais été capable de proposer cette performance.

 

Le latex va-t-il remplacer la plupart de nos produits de calfeutrage nocifs pour l’environnement ?

La haute technicité/complexité du Top Gun 400 nous montre peut être l’avenir des mélanges complexes de latex : un scellant élastomère acrylique uréthane en Kevlar DuPont.

Pour un résultat qui combine la flexibilité des « vieux » polyuréthanes et une souplesse accrue de 800 % en gardant une excellente adhérence à la plupart des substrats pour sceller les joints jusqu’à 2″ de large, le tout avec un calfeutrage au latex. La seule restriction : pas d’eau stagnante.

Alors que le poids économique du mouvement écologique mondial se fait sentir sur le marché et dans les laboratoires, notre perception du calfeutrage au latex, des produits sans solvants, évoluent réellement, nous restons en l’affût de ces évolutions et vous en reparlerons